Vous êtes ici : Accueil Agenda culturel Soirée footballistique: 18h00, concert de HK et les déserteurs et à 21h00: Diffusion du match Algérie - Russie

Soirée footballistique: 18h00, concert de HK et les déserteurs et à 21h00: Diffusion du match Algérie - Russie

Soirée footballistique: 18h00, concert de HK et les déserteurs et à 21h00: Diffusion du  match Algérie - Russie jeudi 26 juin de 18h00 à 21h00 dans les jardins de l'Institut français d'Alger

18h00: concert de HK et les déserteurs et à 21h00: diffusion du match Algérie-Russie avec la complicité des musiciens. Réservez vos places dès maintenant à l'adresse suivante: hksoireefootballistique.alger@if-algerie.com

Art de la scène Retour à la liste

18h00: concert de HK et les déserteurs

21h00: diffusion du match Algérie-Russie avec la complicité des musiciens.

Réservez vos places dès maintenant à l'adresse suivante:
hksoireefootballistique.alger@if-algerie.com

------------------------------------------------------------------------------

Soudain, la route de Vesoul dévale les pentes de la Casbah. Elle n’est plus
enivrée d’accordéon et si ce n’est plus Marcel qui chauffe, les cordes de la mandole
font tourner la mélodie avec la même folie. La valse musette de Brel s’est faite
Chaâbi comme si elle n’attendait que cela depuis toujours.
Elle n’est pas la seule. Sous le ciel de Paris et Dès que le vent soufflera ont pris
la même route, de même que le Toulouse de Claude Nougaro, le très cajun Travailler
c’est trop dur ou l’immense Padam padam que créa Édith Piaf. Des chansons si
françaises, si enracinées, si habituelles à notre paysage musical de toujours ?
« Toutes les grandes histoires de révolution ou de changement commencent par un
acte de désertion. »
Ce n’est pas pour rien que ce nouveau projet s’appelle HK et les Déserteurs
: Kaddour Hadadi a déserté à la fois les usages traditionnels de la chanson et les
attaches exclusivement méditerranéennes du Chaâbi. Il a fait ce que lui dictait sa
conscience et même tout simplement son identité de Français né à Roubaix de
parents algériens. Les sous-officiers de la pureté culturelle vont cracher leur bile,
mais HK et ses Déserteurs font danser Les Passantes de Georges Brassens ou L’Affiche rouge de Léo Ferré.
Ce disque est la plus belle désertion depuis longtemps: une quinzaine
d’immenses classiques prennent la tangente ; Boris Vian, Jean Ferrat, Renaud,
Maxime Le Forestier ou Serge Gainsbourg s’évadent dans le Chaâbi comme s’ils
avaient toujours vécu là-bas.
Ou peut-être pas là-bas, d’ailleurs... Pour HK, le Chaâbi est indissociablement
liée à son enfance roubaisienne. Le dimanche, toute la famille part à la plage de
Bredene, près d’Ostende. Sur le chemin du retour, dans la R20 où tout le monde
somnole après une journée au grand air, son père met sa musique – Chaâbi et
chansons kabyles. « Alors, quand j’entends Le Plat pays et ses descriptions de mer du Nord, je pense à cette ambiance. Pour moi, cette chanson a des saveurs de Chaâbi. »
Il a grandi avec le reggae, les oldies soul et le rap de ses grands frères et
soeurs. « J’ai eu une révélation en voyant Jacques Brel chanter Amsterdam à la
télévision. La force, la puissance, le visage en sueur. Je reste scotché. Je comprendrai plus tard que c’est le trait particulier des génies de vous embarquer malgré toutes les frontières, même s’ils n’appartiennent pas du tout à votre univers. » Est-ce tout à fait un hasard, alors, si Jacques Brel est le seul artiste dont Les Déserteurs ontenregistré trois chansons ? Il était là au début…
En 2012, le Grand Bleu, salle lilloise, demande une création à HK. La
première idée lui vient de La Chanson des vieux amants de Jacques Brel : « Je faisais
le boeuf un soir avec Meddhy Ziouche, tard un soir, et il a trouvé immédiatement des
commentaires de la mélodie à la mandole. » Alors HK rassemble des musiciens qui,
comme lui, ont la double culture du chaâbi et de la chanson française. Il fait appel à
deux figures emblématiques, P’tit Moh, le mandoliste de Gnawa Diffusion, et Rabah
Khalfa, notamment joueur de derbouka pour Souad Massi. Il y a évidemment ses
vieux complices Meddhy Ziouche (mandole et clavier des Saltimbanks) et Hacène
Khelifa (violon de MAP) puis Amar Chaoui, percussionniste de Gnawa Diffusion, et
Mehdi Dalil, tout jeune et très doué guitariste. « Dès la première répétition, trois quatreet ça marche aussitôt. »
Les Déserteurs enrôlent des chansons par dizaines, découvrant des
correspondances secrètes entre le Chaâbi et des valses faubouriennes, entre
Toulouse et le Maghreb (ah, leur version de l’extraordinaire Demain demain des
Fabulous Trobadors !), entre la poésie des maîtres des années 50 et le rythme de la
derbouka.

Subversif ? Évidemment, tant ce plaisir est éclatant, tant cette appropriation
métisse est naturelle. Mais il en est sans doute de ces Déserteurs comme de ce qui
est arrivé au Déserteur de Vian : d’abord une chanson qui prend les conformismes
à rebrousse-poil, puis qui devient une évidence pour les générations à venir.
Bertrand Dicale

Nouveau :

L'adresse de réservation d'un évènement est affichée sur notre site pendant 30 jours.

Cette adresse ne sera plus opérationnelle 48 heures avant l'heure de l'évènement.

Merci de penser à réserver vos places bien en amont svp.

*************************

 Information TCF 

"Attention ! à partir de janvier 2019, la pièce d'identité à présenter le jour du test TCF doit obligatoirement être  biométrique"

********************

Une adresse de messagerie a été créée pour toute demande d'information concernant les cours de français : infos.dlf-alger@if-algerie.com

 

« Novembre 2019 »
Novembre
DiLuMaMeJeVeSa
12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
Inscrivez-vous à la newsletter
Les rendez-vous à venir
Voir tous les événements entre le :
/ /  
et le :
/ /